Un nouveau mandat pour les opérations de paix onusiennes

Défendre l'humanité en protégeant son patrimoine. Volume 47

04/2021
Auteur(s) : Frédéric Ramel; Dacia Viejo-Rose; Mathilde Leloup
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Défendre l'humanité en protégeant son patrimoine. Volume 47

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Description

A partir de juin 2012 le groupe terroriste Ansar Dine s’empare du Nord du Mali. De nombreux sites historiques et culturels sont alors détruits et pillés. Le 25 avril 2013, le Conseil de Sécurité charge la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) par le biais de l’alinéa f) de la résolution 2100 de « protéger les sites culturels et historiques du pays contre toutes attaques, en collaboration avec l’UNESCO ». Or, les sites historiques et culturels du pays réhabilités et reconstruits en priorité par l’unité ‘Environnement et Culture’ de cette opération ont été les sites classés sur la liste du patrimoine mondial, à savoir les mausolées de Tombouctou. Alors qu’en 2015 le groupe terroriste ISIS entame une campagne de destruction systématique des sites du patrimoine mondial irakiens et syriens, la protection du patrimoine culturel par la MINUSMA devient le symbole de la défense de l’humanité face à l’inhumanité, de la civilisation face à la barbarie. Fondée sur une observation participante à l’UNESCO et au Département des Opérations de la Paix de l’ONU, mais également sur des entretiens avec les fonctionnaires onusiens au siège et sur le terrain des opérations de paix ainsi que sur un travail d’archives, cette thèse vise à comprendre comment une initiative ponctuelle et locale telle que la protection du patrimoine culturel par la MINUSMA est devenue, à la faveur d’un contexte de crise, le cœur d’une rhétorique prétendant à l’universalisme. Afin de faire de la MINUSMA un précédent pour les futures opérations de paix, trois types d’acteurs (l’UNESCO, sa Directrice Générale et certains de ses Etats membres) ont en effet donné corps à l’humanité par le biais de son patrimoine commun : en identifiant les coupables (par un processus de criminalisation) et les victimes de sa destruction (par un processus de victimisation) mais aussi ses défenseurs (par un processus d’héroïsation).

Sommaire

Introduction

Première partie. Redéfinir l’humanité, en identifiant un coupable ...................................... 79
Chapitre 1. Trouver un coupable pour protéger sa cible, la criminalisation de l’ennemi
de l’humanité

Première partie : Redéfinir l’humanité, en identifiant un coupable
Chapitre 1 : Trouver un coupable pour protéger sa cible, la criminalisation de l’ennemide l’humanité
Chapitre 2 : La patrimonialisation comme politisation au sein des anciennes opérations de paix
Chapitre 3 : L’environnementalisation comme dépolitisation au sein des nouvelles opérations de paix

Deuxième Partie : Redéfinir l’humanité, en protégeant les victimes
Chapitre 4 : L’incarnation de l’humanité, de l’individualisation à l’universalisation des victimes
Chapitre 5 : L’humanité comme moyen, la stratégie de l’UNESCO au sein d’une « guerre rhétorique »
Chapitre 6 : L’humanité comme fin, la stratégie des acteurs humanitaires au sein d’une « guerre réelle »

Troisième Partie : Redéfinir l’humanité, en promouvant ses défenseurs
Chapitre 7 : La crise, une occasion pour l’UNESCO de se présenter en défenseur de l’humanité
Chapitre 8 : La politisation institutionnelle par les États membres, porte-plumes de l’humanité
Chapitre 9 : La politisation comportementale de la Directrice Générale, incarnation personnifiée de l’humanité

Fiche technique
Fiche technique
EAN 9782247207466
Poids 930
Date de parution 21 avr. 2021
Marque de l'ouvrage DALLOZ
Façonnage BROCHE
Nom de la collection Nouvelle Bibliothèque de Thèses
Thématiques Science politique
Largeur 157
Hauteur 240
Nombre de pages 800

La collection "Nouvelle Bibliothèque de thèses"

La Nouvelle Bibliothèque de Thèses a vocation à publier, chaque année, des thèses de droit et de science politique primées par un jury universitaire, sur de stricts critères d’excellence et d’originalité.

Les thèses primées donneront lieu à l'établissement d'un contrat d'édition conforme aux usages de la profession,
et prévoyant notamment le versement de droits d'auteur proportionnels aux ventes.
La publication ne sera conditionnée à aucune participation financière de l'auteur.

L'auteur

Sous la direction des
  • Frédéric Ramel : Professeur des universités en science politique à l'IEP de ParisProfesseur des universités en sciencepolitique à l’IEP de Pari
  • Dacia Viejo-Rose : Lecturer in Archaeology at University of Cambridge et Director of the Cambridge Heritage Research CenterLecturer inArchaeology at University of Cambridge et Director of the Cambridge HeritageResearch Center
Auteur
  • Mathilde Leloup : Doctorante de l'Ecole doctorale de science politique (Paris 1)